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    Associations de Commerçants : les coulisses !

    ASSOCIATIONS DE COMMERÇANTS : LES COULISSES !

    – 24 novembre 2017 –

    Le lundi 27 novembre, Atrium.Brussels vous invite à découvrir son étude sur les Associations de Commerçants à Bruxelles. L’occasion d’en souligner les multiples opportunités et les bonnes pratiques pour les rendre efficaces et pérennes. Mais surtout, de faire lumière sur l’implication de leurs membres, des commerçants souhaitant mettre en avant les richesses de leur quartier.

    André Electeur est pensionné. Alors à la tête d’une entreprise de sanitaire et chauffage, il a créé Shopping Jette, une association de commerçants active depuis 12 ans. Il en est toujours le coordinateur et le vice-président.

    Jacques Gyalus est patron du café Samoka et ancien membre effectif de l’Union des Commerçants d’Uccle-Centre, créée dans les années 80.

    Serge Mauroit est opticien. Il a rejoint l’Association Faubourg Cinquantenaire peu après sa création dans les années 70. Il en est aujourd’hui le président.

    Des médiateurs entre acteurs du quartier et autorités communales

    Les associations de commerçants sont souvent créées pour pallier un problème ponctuel, comme par exemple la tenue d’un chantier dans le quartier. L’association se positionne alors comme un interlocuteur de choix pour faire le lien entre les commerçants, la commune et les maitres d’ouvrage.

    Dans d’autres cas, la création d’une association ressort plutôt du besoin de se fédérer, afin de mettre en place des actions d’ampleur, avec des retombées concrètes. Une demande qui vient d’ailleurs souvent des communes.

    « C’est suite à l’impulsion de l’ancien Echevin du Commerce, Bernard Lacroix, que nous avons créé notre Association », explique ainsi André Electeur, vice-président de Shopping Jette. « Celui-ci m’a contacté car il n’existait pas de contact direct entre les autorités locales et les commerçants. L’idée était également de dynamiser le quartier, de mettre en place des activités. J’étais déjà Président de l’asbl Commerce et Marché Annuel Jettois à l’époque, mais j’ai accepté la mission. »

    Les subsides communaux et les rapports privilégiés que les présidents entretiennent avec les autorités locales facilitent considérablement la mise en place d’actions, comme le souligne Serge Mauroit, président de l’Association Faubourg Cinquantenaire, à Etterbeek : « Ce n’est pas franchement mon truc l’administration, de même que gérer l’aspect pratique des événements que nous organisons. Ce qui fait que parfois, je suis en retard pour mes demandes d’autorisation… Mais je sais que je peux contacter l’échevin, qui fera le nécessaire pour faire passer ma demande au collège. Il y a une réactivité importante de leur part. »

    Et Joseph Gyalus, ancien membre effectif de l’Union des commerçants d’Uccle-Centre, de renchérir : « Je sais que le comité actuel a beaucoup de contact avec l’Échevin du Commerce et le service de promotion économique. L’Échevin des classes moyennes m’avait fait savoir à l’époque que si l’association avait un projet porteur, la commune pouvait nous aider. »

    De la suite dans les idées

    Les associations ne manquent pas d’idées pour rendre leur quartier ou rue commerçante plus attractifs : « L’action la plus importante est le concours de fin d’année, qui s’étale sur deux mois à Jette », s’enthousiasme André Electeur. « On livre des carnets à destination des clients dans les commerces référencés. Chaque fois qu’un client réalise un achat, le commerçant estampille un cachet sur le carnet. Le document doit comporter 10 cachets pour que le client puisse le rentrer. C’est un win-win, tant pour les clients que les commerces participants, et ça les incite à se faire membres de l’association ! »

    À Uccle, on mise sur des incitants, tels que des jetons de stationnement pour les clients venant faire leurs achats dans le quartier, ou des activités fédératrices comme le cinéma en plein air, les braderies, les brocantes. « Il faudrait développer d’autres types d’animations », nuance néanmoins Joseph Gyalus. « Aller voir ailleurs, dans d’autres villes. Innover ! Il faut mener des actions en se focalisant sur les chalands, les clients, les riverains, plutôt qu’une partie des commerçants ».

    Pour Serge Mauroit, la rue des Tongres pourrait également aller plus loin : « Il faut affirmer une identité forte dans ce quartier, en déclinant par exemple régulièrement une thématique d’animation pour le quartier, qui s’ancre dans les mœurs. Il faut pouvoir parler aux jeunes et organiser par exemple un petit apéro avec dj entre 18 et 20h, pour redynamiser l’image de la rue des Tongres. »

     

    Illuminations-Quartier-National

    Des nostalgiques, parfois

    Baisse du pouvoir d’achat, uniformisation de l’offre, e-commerce, arrivée des grandes enseignes : certains présidents d’associations se surprennent parfois à regarder dans le rétroviseur.

    « Avant, il y avait une ambiance plus festive, les commerçants s’impliquaient plus, pas seulement dans l’association mais dans la vie du quartier », regrette Jacques Gyalus. « Aujourd’hui, les loyers et charges de fonctionnement ont explosé. Les commerçants se plaignent que les animations ne leur rapportent plus. Il est difficile de mobiliser les grandes enseignes, de prendre contact avec leurs directeurs généraux et de négocier le paiement d’une cotisation. On tend à oublier que le nœud d’un quartier, c’est  tout le quartier ! »

    Même son de cloche du côté  d’Etterbeek : « Les activités étaient plus intéressantes à l’époque car il y avait plus de moyens chez les commerçants. C’était tous des petits indépendants qui marchaient très bien », se rappelle Serge Mauroit. « Dès qu’il y avait une proposition d’animation comme par exemple un défilé de mode à l’hôtel du Parc, tous les commerçants étaient partants, cotisaient et participaient. On appelait la rue des Tongres la petite avenue Louise. Pour organiser la braderie d’aujourd’hui, c’est un parcours du combattant. Et l’implantation des grandes enseignes rend parfois la chose encore plus compliquée. »

    À Jette, en revanche, on se réjouit de l’évolution du quartier et de son association : « Avant, nous n’organisions pas de concours, pas de fête de Saint-Nicolas. Il y a eu une extension forte du périmètre de l’association. Maintenant l’association s’étend sur toute la commune ; c’est la plus grande association de Bruxelles! »

    Des passionnés, beaucoup

    Malgré les obstacles, ces commerçants ont à cœur de se battre pour leur quartier. André Electeur n’a pas attendu d’être vice-président d’association pour relayer les demandes des commerçants aux services communaux. « J’ai toujours fait du lobbying, en quelque sorte. L’important, c’est le relationnel. Si un commerçant veut se faire membre, je passe lui donner les renseignements ou, s’il est nouveau, je viens présenter l’association. C’est important ! Car 165 commerçants, cela a un impact non négligeable. C’est ce qui fait pencher la balance. Et c’est pour ça que je continue, même en étant pensionné. »

    Pour Jacques Gyalus, un président a une grande responsabilité. Il doit savoir communiquer. Or, « Communiquer ne se cantonne pas à savoir écrire de beaux courriers. Il doit être sur le terrain et créer du lien dans le quartier, et pas seulement avec les élus locaux. Pour être convainquant, il doit être convaincu ! C’est la seule façon d’amener les gérants et directeurs des grosses enseignes à s’impliquer eux aussi au niveau associatif. L’association n’est pas l’apanage des petits commerçants. »

    Et Serge Mauroit de conclure : « Un président doit être capable d’aller voir les autres, d’écouter et de fédérer les commerçants. Il doit essayer d’être convaincant avec douceur, d’ouvrir les portes sans avoir peur de déranger, de tout faire pour que les gens s’impliquent. Je continuerai donc, tant que mes démarches rapporteront au moins à un commerçant. »

    ASSOCIATIONS DE COMMERÇANTS : LES COULISSES !

    – 24 novembre 2017 –

    Le lundi 27 novembre, Atrium.Brussels vous invite à découvrir son étude sur les Associations de Commerçants à Bruxelles. L’occasion d’en souligner les multiples opportunités et les bonnes pratiques pour les rendre efficaces et pérennes. Mais surtout, de faire lumière sur l’implication de leurs membres, des commerçants souhaitant mettre en avant les richesses de leur quartier.

    André Electeur est pensionné. Alors à la tête d’une entreprise de sanitaire et chauffage, il a créé Shopping Jette, une association de commerçants active depuis 12 ans. Il en est toujours le coordinateur et le vice-président.

    Jacques Gyalus est patron du café Samoka et ancien membre effectif de l’Union des Commerçants d’Uccle-Centre, créée dans les années 80.

    Serge Mauroit est opticien. Il a rejoint l’Association Faubourg Cinquantenaire peu après sa création dans les années 70. Il en est aujourd’hui le président.

    Des médiateurs entre acteurs du quartier et autorités communales

    Les associations de commerçants sont souvent créées pour pallier un problème ponctuel, comme par exemple la tenue d’un chantier dans le quartier. L’association se positionne alors comme un interlocuteur de choix pour faire le lien entre les commerçants, la commune et les maitres d’ouvrage.

    Dans d’autres cas, la création d’une association ressort plutôt du besoin de se fédérer, afin de mettre en place des actions d’ampleur, avec des retombées concrètes. Une demande qui vient d’ailleurs souvent des communes.

    « C’est suite à l’impulsion de l’ancien Echevin du Commerce, Bernard Lacroix, que nous avons créé notre Association », explique ainsi André Electeur, vice-président de Shopping Jette. « Celui-ci m’a contacté car il n’existait pas de contact direct entre les autorités locales et les commerçants. L’idée était également de dynamiser le quartier, de mettre en place des activités. J’étais déjà Président de l’asbl Commerce et Marché Annuel Jettois à l’époque, mais j’ai accepté la mission. »

    Les subsides communaux et les rapports privilégiés que les présidents entretiennent avec les autorités locales facilitent considérablement la mise en place d’actions, comme le souligne Serge Mauroit, président de l’Association Faubourg Cinquantenaire, à Etterbeek : « Ce n’est pas franchement mon truc l’administration, de même que gérer l’aspect pratique des événements que nous organisons. Ce qui fait que parfois, je suis en retard pour mes demandes d’autorisation… Mais je sais que je peux contacter l’échevin, qui fera le nécessaire pour faire passer ma demande au collège. Il y a une réactivité importante de leur part. »

    Et Joseph Gyalus, ancien membre effectif de l’Union des commerçants d’Uccle-Centre, de renchérir : « Je sais que le comité actuel a beaucoup de contact avec l’Échevin du Commerce et le service de promotion économique. L’Échevin des classes moyennes m’avait fait savoir à l’époque que si l’association avait un projet porteur, la commune pouvait nous aider. »

    De la suite dans les idées

    Les associations ne manquent pas d’idées pour rendre leur quartier ou rue commerçante plus attractifs : « L’action la plus importante est le concours de fin d’année, qui s’étale sur deux mois à Jette », s’enthousiasme André Electeur. « On livre des carnets à destination des clients dans les commerces référencés. Chaque fois qu’un client réalise un achat, le commerçant estampille un cachet sur le carnet. Le document doit comporter 10 cachets pour que le client puisse le rentrer. C’est un win-win, tant pour les clients que les commerces participants, et ça les incite à se faire membres de l’association ! »

    À Uccle, on mise sur des incitants, tels que des jetons de stationnement pour les clients venant faire leurs achats dans le quartier, ou des activités fédératrices comme le cinéma en plein air, les braderies, les brocantes. « Il faudrait développer d’autres types d’animations », nuance néanmoins Joseph Gyalus. « Aller voir ailleurs, dans d’autres villes. Innover ! Il faut mener des actions en se focalisant sur les chalands, les clients, les riverains, plutôt qu’une partie des commerçants ».

    Pour Serge Mauroit, la rue des Tongres pourrait également aller plus loin : « Il faut affirmer une identité forte dans ce quartier, en déclinant par exemple régulièrement une thématique d’animation pour le quartier, qui s’ancre dans les mœurs. Il faut pouvoir parler aux jeunes et organiser par exemple un petit apéro avec dj entre 18 et 20h, pour redynamiser l’image de la rue des Tongres. »

     

    Illuminations-Quartier-National

    Des nostalgiques, parfois

    Baisse du pouvoir d’achat, uniformisation de l’offre, e-commerce, arrivée des grandes enseignes : certains présidents d’associations se surprennent parfois à regarder dans le rétroviseur.

    « Avant, il y avait une ambiance plus festive, les commerçants s’impliquaient plus, pas seulement dans l’association mais dans la vie du quartier », regrette Jacques Gyalus. « Aujourd’hui, les loyers et charges de fonctionnement ont explosé. Les commerçants se plaignent que les animations ne leur rapportent plus. Il est difficile de mobiliser les grandes enseignes, de prendre contact avec leurs directeurs généraux et de négocier le paiement d’une cotisation. On tend à oublier que le nœud d’un quartier, c’est  tout le quartier ! »

    Même son de cloche du côté  d’Etterbeek : « Les activités étaient plus intéressantes à l’époque car il y avait plus de moyens chez les commerçants. C’était tous des petits indépendants qui marchaient très bien », se rappelle Serge Mauroit. « Dès qu’il y avait une proposition d’animation comme par exemple un défilé de mode à l’hôtel du Parc, tous les commerçants étaient partants, cotisaient et participaient. On appelait la rue des Tongres la petite avenue Louise. Pour organiser la braderie d’aujourd’hui, c’est un parcours du combattant. Et l’implantation des grandes enseignes rend parfois la chose encore plus compliquée. »

    À Jette, en revanche, on se réjouit de l’évolution du quartier et de son association : « Avant, nous n’organisions pas de concours, pas de fête de Saint-Nicolas. Il y a eu une extension forte du périmètre de l’association. Maintenant l’association s’étend sur toute la commune ; c’est la plus grande association de Bruxelles! »

    Des passionnés, beaucoup

    Malgré les obstacles, ces commerçants ont à cœur de se battre pour leur quartier. André Electeur n’a pas attendu d’être vice-président d’association pour relayer les demandes des commerçants aux services communaux. « J’ai toujours fait du lobbying, en quelque sorte. L’important, c’est le relationnel. Si un commerçant veut se faire membre, je passe lui donner les renseignements ou, s’il est nouveau, je viens présenter l’association. C’est important ! Car 165 commerçants, cela a un impact non négligeable. C’est ce qui fait pencher la balance. Et c’est pour ça que je continue, même en étant pensionné. »

    Pour Jacques Gyalus, un président a une grande responsabilité. Il doit savoir communiquer. Or, « Communiquer ne se cantonne pas à savoir écrire de beaux courriers. Il doit être sur le terrain et créer du lien dans le quartier, et pas seulement avec les élus locaux. Pour être convainquant, il doit être convaincu ! C’est la seule façon d’amener les gérants et directeurs des grosses enseignes à s’impliquer eux aussi au niveau associatif. L’association n’est pas l’apanage des petits commerçants. »

    Et Serge Mauroit de conclure : « Un président doit être capable d’aller voir les autres, d’écouter et de fédérer les commerçants. Il doit essayer d’être convaincant avec douceur, d’ouvrir les portes sans avoir peur de déranger, de tout faire pour que les gens s’impliquent. Je continuerai donc, tant que mes démarches rapporteront au moins à un commerçant. »

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